27 août 2006

Alien Ant Farm : ANThology

ANThology
(mars 2001)

Alien Ant Farm are
Dryden Mitchell / Terence Corso /
Tye Zamora / Mike Cosgrove

  1. Courage
  2. Movies
  3. Flesh and Bone
  4. Whisper
  5. Summer
  6. BSticks and Stones
  7. Attitude
  8. Stranded
  9. Wish
  10. Calico
  11. Death Day
  12. Smooth Criminal
  13. Universe

Alien Ant Farm, ou la "ferme des fourmies aliens", pratique sur leur premier album ANThology un rock parfois agressif, parfois plus cool, pas spécialement enjoué, mais prenant. Je les ai découvert par cet album avec leur reprise du titre de Mickael Jackson, Smooth Criminal, qui ressemble presque à une blague comparé au reste de l'album. Une blague cependant très efficace et très réussie !




Avec Courage, on découvre d'une part un son assez "dark rock" et une bonne maîtrise de la part des guitariste, bassiste et batteur. D'autre part on découvre la voix du chanteur, entre chants crié et chanté, et ces petites sonorités dans sa voix que j'aime bien, mais que je ne saurais décrire. Le chanteur n'a rien de vraiment particulier, mais j'aime bien sa voix. "You should try not to be so courageous"
Movies est un peu plus joyeuse, au niveau du son en tout cas. "I want you to be free Don't worry about me And just like the movies We play out our last scene You won't cry I won't scream"
Flesh And Bone avec son "Please show me a sign" surfant sur cette vague de son puissant, courte explosion après un couplet fait entre autre de quelques harmoniques discrètes, et de quelques petits grattages de guitare.
Whisper nous agresse immédiatement, de même que cette voix tortuée, entre braillements et quasi chuchotements. "I'm so confused This industry has make me cold"
Un petit brain de soleil avec Summer, musique plus sympathique mais pas nécesseairement joyeuse. "Tried to give you summer, but I'm winter Wish I could make you spring, but I fall so hard"
Sticks And Stones repart de plus belle côté rock "You show me who exactly I don't wanna be"
Un peu de calme avec Attitude, jolie balade aux paroles assez expressives "Maybe I act on confused behavior Maybe waves crash like semi-trailer Maybe I'll spend my off-time without you It seems like we need our own space"
Stranded est encore un bon morceau, couplet simple laissant sa place à un refrain plus puissant.
Wish en remet une couche, musclé, parfois aux limites du métal. Un "Chimes used to break my wish" hard ... Très défoulant !
Calico démarre superbement en puissance "So make it real Just make it real" et, au moins juste pour ça, reste une de mes préférées. Une très bonne chanson qui se termine calmement en guitare acoustique, annonçant presque le prochain titre, plus calme.
Death Day, tristement rock, énervement désespéré. "Happy Death day to you, baby I know you're flying in the blue now We'll be together real soon now ,abay, don't you worry Papa's got a brand new body bag for you"
Smooth Criminal ou la pseudo-blague de cet album. Reprise génialement entrainante du morceau de Mickael Jackson. Le riff est énorme ! Les cris aigües à la Jackson sont la seule chose qui pourrait nous faire croire qu'il s'agit bien là d'un de ses titres. Le clip est tout simplement une caricature de Jackson en version punk-ado-de-rue, bien marrant.
On arrive à la fin de l'album avec Universe, un semblant de calme rapidement effacé pour nous offrir un titre assez sombre et majesteux à la fois, avec même des violons. Quelques battements de coeur pour achever le morceau et l'album. Enfin presque puisqu'il y a un titre bonus. Orange Appeal. Assez étrange, les intruments sont timides, minimalistes, un petit air de flûte accompagne la voix encore plus particulière du chanteur.

Alien Ant Farm, avec sa voix et ses mélodies propres, ses guitares souvent lourdes et aiguisées, ses lignes de basse solides, ainsi que sa batterie énergique, reste un des nombreux groupes que j'apprécie beaucoup et pour lequel on me regarde d'un air amusé disant "T'aimes ça toi ? Tu me déçois là..."
Ce n'est pas un groupe révolutionnaire, bien sûr, mais j'aime et je m'en porte très bien ^^

Notes: Terence Corso (guitariste) quitte le groupe en octobre 2003 et est officiellement remplacé en 2005 par Joe Hill. En avril 2006 c'est au tour de Tye Zamora (bassiste) de quitter le groupe (pour faire des études ... ?) Il est remplacé par Alex Barreto. Le 3ème album des AAF, Up In The Attic, est sorti cet été.




Alien Ant Farm - ANThology : 17/20

15 août 2006

Nosfell : pomaïe Klokochazia balek

pomaïe Klokochazia balek
(juin 2005)

Nosfell are
Labyala Nosfell / Pierre Lebourgeois

  1. Children Of Windaklo
  2. Shaünipul
  3. Gouz Mandamaz
  4. Sladinji The Grinning Tree
  5. Slalak Blehezim
  6. Blewkhz Gowz (the only thing he had to say)
  7. Your Servant To The Ground
  8. Smoke
  9. Mindala Jinka
  10. Ather
  11. Jaün Sev' Zul
  12. Vatilan
  13. The Wise Left Hand

Labyala Fela Da Jawid Fel, dit Nosfell, est un artiste peu commun. Originaire d'Île-de-France, il a réinventé la façon de faire de la musique. D'ailleurs, il ne s'agit pas uniquement de musique, on peut même parler d'arts. A travers ses compositions, il transmet les histoires et légendes de Klokochazia, terre imaginaire qu'il a inventée, s'exprimant soit en anglais, soit en Klokobetz (la langue de Klokochazia) Epoustouflant !




Au niveau musical, Nosfell ne joue presque que de la guitare (électrique ou non) Presque oui, son autre instrument est la voix, dont il se sert avec la même aisance que de sa guitare. Les mélodies sont assez étranges, ce qui renforce l'impression d'avoir affaire à un autre univers, mais aussi très bien composée. En fait, il utilise un troisème intrument parfois, un sampler ! Avec lequel il sample tout. Autant sa guitare que sa voix, toutes les deux maîtrisées d'une manière éblouissante. Tantôt aigüe à vous arracher la gorge en essayant, tantôt grâve et dure, Nosfell nous montre à quel point il est habité par les histoires et les personnages qu'il raconte dans son album. C'est tellement incroyable qu'on a l'impression de comprendre l'histoire alors qu'elle est narrée en Klokobetz ! Rien que par sa façon de s'exprimer. Une simple guitare accompagnant sa voix, vous devez penser que c'est un peu minimaliste. Mais voilà, tout n'est pas dit... Le Human Beat Box, vous connaissez ? C'est quand on se sert de sa bouche pour faire des rythmes. Voilà de quoi placer des percussions dans les morceaux, et là aussi encore une fois, Nosfell maîtrise. Ce type est un magicien du son. A lui tout seul, muni de guitares, de sa voix dans tout ses états et samplant le tout, nous voici donc à Klokochazia ! Il n'est pas tout à fait seul, à vrai dire. Un violoncelliste virtuose du nom de Pierre Le Bourgeois l'accompagne dans son voyage, parfois même avec une basse. Le style est donc indéfinissable, ça peut parfois être très électrique, parfois plutôt accoustique, ou aux sonorités africaines, généralement assez calme, toujours envoutant. Après trois quarts d'heure et 13 morceaux, on a l'impression de revenir tout juste d'un séjour dans une région magique et inconnue.




Après ça, tout ce qu'on a envie, c'est de le voir en live, et je vous le conseille fortement, car c'est là qu'on découvre vraiment tout l'univers de Labyala Nosfell. Avec la sortie de son deuxième album pour octobre 2006, Kälimm Bla Lemsnit Dünfel Labyanit, c'est l'occasion pour vous de le voir lors de sa tournée, et pour moi de le revoir, le 11 novembre prochain à Angers.





Nosfell - pomaïe Klokochazia balek : 18/20

14 août 2006

Malian Musicians and Studio 13 : Mali Music

Mali Music
(2002)

Malian Musicians and Studio 13 are
Afel Bocoum, Damon Albarn, Toumani Diabaté & Friends

  1. Spoons
  2. Bamako City
  3. Le Relax
  4. Nabintou Diakité
  5. Makelekele
  6. The Djembe
  7. Tennessee Hotel
  8. Niger
  9. 4AM At Toumani's
  10. Institut National Des Arts
  11. Kela Village
  12. Griot Village
  13. Le Hogon
  14. Sunset Coming On
  15. Ko Kan Ko Sata Doumbia On River
  16. Les Ecrocs

"I hope people will listen to it and make interesting connections... the sort of people who wouldn't ever listen to that sort of music, will perhaps feel like they have experienced a bit of Mali."

Damon Albarn


"... a genuinely fresh blend of modern and traditional, European and African, high-tech and low-fidelity"

The London Times


Paru sur Honest Jons Records en 2002, Mali Music est un de ses albums qu'on aimerait voir sortir plus souvent. Composé principalement par Damon Albarn (Blur, Gorillaz) l'album ouvre au voyage, un voyage d'Angleterre au Mali, et inversement. Imaginé la fraîcheur de la pop anglaise, et plus largement de la musique moderne européenne, invitant la pure tradition malienne, ses instruments, ses rythmes et même ses griots (genre de poète musicien ambulant qui transmet le savoir de ses ancêtres, un enfant de griot devient lui aussi griot) pour presque une heure de magie déployée sur 16 titres. Voici Mali Music !





Tantôt plus pop que malien, tantôt plus malien que pop.
L'album s'ouvre sur un son plutôt européen, effet de fondu, piano, melodica, on entend quelques sonorités africaines par-ci, par-là. On est encore dans l'avion d'où on aperçoit en bas le Mali. C'était Spoons, de quoi se détendre, se reposer l'esprit, relax.
Et voilà qu'on arrive subitement à Bamako City ! Quelques percussions traditionnelles du Mali, du chant par Afel Bocoum et sa troupe Alkibar, on se sent étranger, on admire, on apprécie la découverte, et puis on est agréablement surpris d'entendre une basse se glisser derrière, et quelques coup de cymbales, surprenant, génial. Et qu'entend-je ensuite ? Un court solo de saxophone ! Totalement dépaysant !!
Le Relax garde la basse, y ajoute guitare, batterie, mélodica, et puis un xylophone, dans l'ensemble plus pop. Vient Nabintou Diakité enregistrée en live accompagnée par Banoko Diakité à la Kora. Purement malien.
Makelekele est un air traditionnel avec des nouvelles paroles, est-il précisé dans le livret. Basse ronflante, fondue sous le chant de la troupe de Afel Bacoum, quelques bruitages à l'européenne, et puis une guitare électrique répétant inlassablement les mêmes accords, le son d'une njourka, le tout donnant un rythme entrainant à cet air devenu moins traditionnel, grace aussi à l'association des percussions malienne et européenne.
The Djembe et toujours cette basse, très prenante et assez cool, accompagnant les maliens au chant, le mélodica de Albarn toujours présent. Très classe.
Déjà là on ne sait plus si on est au Mali ou dans un studio en Angleterre, alors qu'on est tout bonnement chez soi lol
On s'arrête au Tennessee Hotel, où Albarn pose sa voix un peu grinçante mais très tranquille sur le son d'une kora rapidement accompagné à la basse, mélodica, le chant de la famille Diakité. Ce sont presque toujours les mêmes ingrédients mais chaque chanson a un goût différent et agréable.
Niger nous le prouve encore une fois. Les maliens sont doués pour la musique et le démontre ici à la guitare traditionnelle, on a souvent envie de chanter aussi, même si on ne connait absolument pas les paroles.
4AM At Toumani's, comme son nom l'indique, a du être enregistré à 4 heures du matin chez la famille Toumani. On se croirait vraiment au Mali !
Institut National Des Arts est tout simplement magnifique. Un instrument malien samplé, sur lequel s'ajoute tranquillement une composition très Albarn et très calme, piano, claps de mains, basse, et un 'lalalalala' planant.
Kela Village où l'on se croirait sur une place de marché. Ambiance. Xylophone et violon s'accompagnent l'un l'autre, avec d'autres instruments typiques auquels s'ajoutent la basse devenue presque indispensable.
Arrivé sur une place dans un Griot Village, on a gardé le xylophone uniquement.
Le Hogon continue de nous faire voyager entre deux continents, on ne sait vraiment plus où on est mais on ne veut en aucun cas partir !
Et voici ce qui est pour moi la plus belle piste de cet album, aussi magnifique que Hong Kong des Gorillaz lorsqu'ils étaient en Chine. Sunset Coming On. Toute calme. Reposante. On a l'impression d'avoir repris l'avion pour repartir d'où l'on vient, tout un tas de souvenir des terres quittées nous reviennent, toute cette musique, ces mélanges, cette beauté. On croirait à une musique d'au revoir, triste de partir mais heureux d'être venu.
Et si on faisait une halte pour écouter Ko Kan Ko Sata Doumbia On River, un court solo de Ko Kan Ko Sata Doumbia.
Celà donne envie de refaire une dernière chanson, Les Ecros. Sample de quelques chants, moins douce que Sunset Coming On, mais peu être plus nostalgique, c'est domage que ce soit déjà fini ! Une chose est sûr, on reviendra faire un voyage au Mali Music !!





Pour ceux qui aiment les voyages, pour ceux qui aiment le mélange des cultures, pour ceux qui aiment le Mali, pour ceux qui aiment le Damon Albarn qui a fait Gorillaz et Think Tank, et pour tous les curieux, écoutez Mali Music.

Le CD nous est proposé dans un livret cartonné de 40 pages de photos raportées de ce séjour au Mali, très beau et haut en couleur et dépaysement.





"Proceeds from the sale of this CD will be donated to OXFAM's programs in Mali. OXFAM is a campaigning aid organization dedicated to finding lsating solutions to poverty and suffering."

OXFAM (www.oxfam.org.uk)






Malian Musicians and Studio 13 - Mali Music : 19/20

12 août 2006

Gorillaz : Demon Days

Demon Days (mai 2006)

Gorillaz are
2D / Murdoc Nicalls /
Noodle / Russel Hobbs

  1. Intro
  2. Last Living Souls
  3. Kids With Guns
  4. O Green World
  5. Dirty Harry
  6. Feel Good Inc.
  7. El Mañana
  8. Every Planet We Reach Is Dead
  9. November Has Come
  10. All Alone
  11. White Light
  12. DARE
  13. Fire Coming Out of the Monkey's Head
  14. Don't Get Lost in Heaven
  15. Demon Days


Cela faisait près de 3 ans qu'on avait plus entendu parler d'eux, et voilà qu'en début 2005, les premières rumeurs sur leur come-back apparaissaient. De toute façon, " ... my Gorillaz will come again ... " avait chanter Damon Albarn en 2003, extrait de A Rappy Song sur Democrazy, son double vinyle de démos édité à 5000 exemplaires seulement, d'après ce que j'ai compris (comment être sûr, je n'ai pas trouvé de numéro sur le mien héhé) Et finalement, Albarn ne nous avait pas menti, Demon Days sortait en mai 2005.

Mais qu'attendre d'un groupe, ou plutôt du collectif mené par Albarn, ayant déjà concocté un album détonnant et complètement inattendu en 2001 ? A l'époque, on n'avait aucune vraie référence avant de découvrir l'album, d'ailleurs on découvrait l'album et le groupe à la fois, ses influences multiples, son mélange des genres et des cultures. Comment éviter pour les Gorillaz de se répéter, de nous pondre le même album ? Cela ne se terminerait-il pas dans une caricature d'eux-mêmes ? Bien sûr que non, malheureux !! Ils ont Albarn !! ... il faut que je me calme héhé ...





Déjà avec Blur, Albarn ne s'est jamais répété, chaque album est nouveau et frais. Et depuis quelques bonnes années, des influences de musique du monde apparaissent dans les compositions d'Albarn, souvenez vous de Think Tank de Blur en 2003, et de Mali Music en 2002, et bien sûr du premier album des Gorillaz en 2001. Demon Days s'offre un producteur différent de l'album Gorillaz, Danger Mouse remplace Dan The Automator. C'est regrettable car on avait adoré le premier album, mais c'est totalement logique : le concept gorillazien vit dans le mélange des styles et dans la variété de ses compositions. Il est absolument essentiel d'évoluer et de se renouveler (sans perdre nos deux co-créateurs, of course) et ce aussi dans l'apparition des guests, autre caractéristique importante du collectif (et de tout collectif) Au final, presque tout à changé, et Demon Days est parfait !!

Deux éditions ont été publiées, l'une simple, l'autre double et limitée. Passons l'édition simple ... L'édition limitée nous offre déjà un DVD bonus accompagné d'un joli petit livret noir. Sur le DVD, une piste bonus The Swagga, électro simple et sympatique, rien d'exceptionnel. La vidéo de Feel Good Inc., premier extrait de l'album, son 'making of animatic' et ses commentaires audio. Et deux G Bites, courtes animations mettant en scène Murdoc, 2D, Russel et Noodle, Talent Quest et On Set. Quelques accès sur le net, permettant entre autre de télécharger la piste Happy Landfill, très bon morceau bricolage saturé. Le livret est assez joli, nous proposant sur chaque page gauche un dessin de Jamie Hewlett introduisant le morceau, et sur la page droite les crédits et des extraits de paroles (oui, seulement des extraits ...) Quant au CD, il est rangé dans une pochette dépliante, un dessin pour chaque perso, c'est à nous de choisir lequel on veut sur la pochette, extra ! Première impression garantie (au moins pour les fans)





15 morceaux pour une cinquantaine de minutes, rien de choquant. Ah si, une intro !
L'ensemble des morceaux est assez harmonieux, mais sans aucune répétition. On retiendra des sons électro assez présents, une basse toujours aussi importante, voire plus encore, une batterie puissante et efficace, des instruments peu entendus jusque là chez les Gorillaz qui prennent toute leur importance ici, comme des violons et leurs frangins à cordes frottées, la guitare électrique n'est pas prédominante du tout, mais tout de même indispensable. Tout à l'air assez basique parfois, mais c'est tellement prenant, c'est de la pure merveille, de la magie, en plus le son est classe et propre. Les morceaux s'enchainent parfaitement, c'est effarant comme un seul et même album peut être homogène à ce point et nous proposer des styles musicaux variés. Electro, pop, sonorités dub, sonorités asiatiques, jazz/blues, rap, rock/punk, dance, gospel ... Ceci est complémentaire à la présence des guests : Neneh Cherry, Bootie Brown, De La Soul, Ike Turner, MF Doom, Roots Manuva, Martina Topley Bird, Shaun Ryder, Dennis Hopper, sans oublier la London Community Gospel Choir. Le terme d'homogénéité est peut-être un peu fort finalement. J'entend plutôt que Demon Days doit être écouté en commençant par le début et en continu jusqu'à la fin. Dans ce sens on a l'impression que l'enchainement des musiques est harmonieux. Ca commence par des chansons un peu sombres avec un soupçon d'espoir, puis on arrive vers des titres un peu plus tristes, mais jamais trop, pour ensuite traverser une musique classe et entrainante, un pic d'adrénaline, puis une descente vers un monde un peu étrange pour finir au paradis, magnifiquement froid. Certains morceaux semblent être les frontières entre ces différents mondes musicaux dans lesquels on voyage au cours de l'album. Ils ne font pas complètement partie d'un univers ou d'un autre, mais ils les associent à leur musique, et les frontières deviennent ainsi invisibles ou presque. Demon Days est un voyage dans un monde reflet du notre, un monde où vivent des démons, un monde où les moulins à vent volent sur des amas de terres, un monde magique et infini, dont on aimerait en apprendre plus sur un prochain album ! Evidement pour les moulins, il faut avoir vu les clips de Feel Good Inc et de El Mañana ... Et justement ce monde devient presque réel avec le talent de Jamie Hewlett, dessinateur des Gorillaz et de tout leur univers visuel. Le projet Gorillaz de Damon Albarn et Jamie Hewlett est tout simplement génial.




Gorillaz - Demon Days : 19/20

11 août 2006

Gnok Oiduts : le retour !

Le revoici, sous une nouvelle forme...
D'abord, la présentation graphique est peut-être temporaire. 'Peut-être' car je ne sais pas vraiment de quelles fonctionnalités je dispose pour personnaliser l'apparence de ce blog. 'Peut-être' aussi parce qu'il me convient bien comme ça, du moins pour l'instant.
Et puis le contenu. Lui aussi il va changer, enfin plutôt se limiter (pour l'instant là encore) Il s'agit dès lors d'un blog musical, proposant mes chroniques d'albums. Je vais essayer de ne pas proposer des albums que j'ai trop peu écoutés, de sorte à rester soit indulgent, soit critique.
Avec le temps j'aurai sûrement envie de chroniquer d'autres choses, mais pour l'heure je préfère me limiter (en toute connaissance des choses héhé) Et puis il y a tellement d'albums que je ne risque pas de m'ennuyer. Même si j'ai déjà des idées de futures chroniques (concerts, films, jeux, livres, mangas, etc)
J'espère que ce blog et son contenu vous plairont, n'hésitez pas à me proposer vos idées, sinon tant pis, tout ce que je peux vous dire, c'est d'aller voir ailleurs (chaleureux accueil héhé)
En attendant ma première chronique, je vous dis à bientôt !
Zall le noob